C’est en croisant le souvenir marquant des très belles images de Martin Gusinde, L’esprit des hommes de la Terre de Feu, exposées à Arles durant les Rencontres Photographiques de l’été 2015, et l’univers des landes ardennaises de Didier Comès, pleines de superstitions et de rebouteux, découvertes à l’adolescence, qu’Estelle Fenzy a écrit « Par là ».

 

Un conte-poème. Une histoire intense et cruelle de métamorphose, de vengeance, de reconquête de soi. Au cœur d’une nature fantastique et par delà les liens du sang. 

 

 

 


 

La nuit elle chevauche sa monture
les poignets noués à la crinière sèche

 

Ses cheveux noirs courent derrière elle
ses ongles longs déchirent ses gants

 

Les fougères s'abattent sur son passage

 

Elle a planté des lames d'acier
dans les sabots du cheval